Quelques membres du club à l’exposait .
Les Amis du Pays Chantellois organisent chaque année une exposition durant la période estivale. En 2010 elle est consacrée « au tacot » qui desservait la commune de Chantelle. De cette époque, seules subsistent comme témoignages visuels, la gare et le tracé de la voie de chemin de fer souvent utilisé comme chemin de randonnée. Pourtant le souvenir du tacot hante encore la mémoire des anciens, tant il fut un moyen de transport marquant les mémoires
Objet de railleries du fait de sa lenteur et de sa difficulté à tenir des horaires, il faisait néanmoins partie du paysage rural. C’est dans la deuxième partioe duXIX° siècle que naquit l’idée de construire tout un réseau de chemin de fer à voie étroite pour desservir les campagnes. Ce réseau très dense devait permettre de relier les communes rurales entre elles et, par voie de conséquence, bonifier le tissus économique. Ces buts furent en partie atteints, mais un concurrent non prévu à l’origine du projet vint bouleverser la donne: le transport automobile qui signa la mort des réseaux secondaires. Mais c’est une autre histoire!
Les Amis du Pays Chantellois ont donc ressuscité cet ancien moyen de transport en présentant, des documents administratifs, photographiques, et autres souvent originaux et rares, ainsi que du matériel en usage dans les gares, telle l’armoire à tickets retrouvée intacte dans les combles de la mairie de Chantelle…Une très belle maquette du tacot et de ses wagons est présentée dans un décor de gare d’époque.
Cette exposition nous ramène quelques décénies en arrière, dans un passé qui fut familier à nos grands-parents et parents pour les plus anciens. Une plongée dans un mode de vie non pas basé sur la vitesse, mais sur une époque qui savait prendre le temps de vivre en utlisant du matériel dont elle dominait le fonctionnement.
En visitant l’esposition, avec un peu d’imagination, on peut entendre le souffle haletant du tacot qui, à quarante kilomètres heure, crachotait son panache de fumée par dessus les haies vives des champs où, impassibles, paissaient de tranquilles troupeaux, emmenant au marché du chef lieu de canton les paysans et paysannes chargés de paniers de volailles et de légumes…
